Le 20 septembre 2026
- Scénariste : Anne-Caroline Pandolfo>
- Dessinateur : Terkel Risbjerg
- Genre : Famille, Adolescence, Amour, activisme écologique
- Editeur : Dargaud
- Famille : Roman graphique
- Date de sortie : 28 août 2026
Chroniques de vies ordinaires… ou presque . Au fil des pages se dessine une galerie de personnages attachants, imbriquée dans un joli fatras de relations interpersonnelles : générations qui se répondent, amitiés indéfectibles, histoires d’amour naissantes ou retrouvées. Un album plein de vie et d’émotion qui célèbre avec justesse la beauté des liens qui nous unissent.
Résumé : Ce récit constitue le deuxième volet du diptyque {On était des anges} de Pandolfo et Risbjerg. La couverture reprend les codes du premier album : mêmes poses, mais visages et styles vestimentaires différents. Après les années 1990 du premier tome, nous voici au début des années 2020, aux côtés d’une nouvelle bande de jeunes qui apprennent à grandir dans leur époque. Si le premier album était porté par l’envie d’aller voir ailleurs, plus loin, celui-ci met au premier plan le désir de changement et l’engagement pour la planète. La musique demeure un trait d’union entre les générations, mais elle n’est pas le seul. Loin des clichés de conflit permanent, adolescents et adultes dialoguent, s’écoutent et s’encouragent. Entre engagement collectif, nouvelles formes de famille, amitié et amour, ce récit chaleureux et vivant se révèle aussi drôle que réjouissant.

- On était des anges T.2 – p.7
- Tous droits de reproduction réservés ©Dargaud, 2026, Pandolfo & Risbjerg.
Critique : Le récit commence par une scène télévisuelle : des scènes de révolte, des voitures qui brûlent et des manifestants qui s’opposent à la police. Quelques pages sans texte, puis le discours du président français, Macron. Nous sommes en juin 2023. Le jeune Nahel s’est fait assassiner par un policier, un crime inique. Devant la télévision, trois personnes commentent le discours par des remarques loufoques qui contrebalancent la solennité de cette intervention présidentielle. Et l’ambiance du récit devient tout d’un coup plus soutenable. Nous retrouvons trois personnages du précédent tome. Entre les deux volumes, une trentaine d’années, grosso modo, se sont écoulées ; les jeunes sont devenus des adultes et, pour certains, des parents d’enfants déjà adolescents.
C’est donc l’histoire de plusieurs générations de femmes et d’hommes, plus ou moins jeunes, de parents, d’enfants et même de grands-parents. Voilà, le décor est planté. Ce récit n’est pas choral, mais il est fait de nombreux fils narratifs. Autant de destins qui évoluent ensemble.

- On était des anges T.2 – p.11
- Tous droits de reproduction réservés ©Dargaud, 2026, Pandolfo & Risbjerg.
À aucun moment, cet album ne fait l’écueil de la généralisation, et c’est là une de ses forces : ni discours moralisateur, ni je-m’en-foutisme volontariste. Juste la chronique d’une réalité que l’on pourrait dire banale, entre rêves déçus et espérance toujours active. Dans cet album, on ne retrouve pas non plus de conflit de générations, et c’est une autre de ses forces que de montrer comment il est possible, malgré les différences et les incompréhensions, les peines de cœur et les déceptions, de continuer à être ensemble.
Nous avons affaire à toute une galerie de personnages. Et ce qui est beau dans ce livre, c’est que, malgré leurs différences flagrantes, il y a du dialogue. Ce n’est pas sans conflit, mais c’est une réalité qui se construit à coups d’arrangements, petits et grands, qui font toute la noblesse de cœur de ces personnages.
Pour ceux qui auront lu le premier livre, ils retrouveront les adolescents qui ont été au cœur des pages du précédent volume ; ils retrouveront aussi le lieu, une ville moyenne alsacienne. Les ados sont devenus adultes et ont désormais des enfants qui ont l’âge qu’ils avaient dans le premier album. Ces derniers, loin de partager l’ennui de leurs parents au même âge, se montrent extrêmement actifs. À la fois engagés politiquement et sensibles culturellement, concernés par l’état de la planète, ils sont de véritables activistes écologiques, participant à des opérations non violentes contre des projets de construction sur des zones naturelles. Ils sont des êtres sensibles, comme leurs parents l’étaient avant eux à la musique. Et puis, comme leurs parents, ils ont leurs histoires de cœur.

- On était des anges T.2 – p.16
- Tous droits de reproduction réservés ©Dargaud, 2026, Pandolfo & Risbjerg.
Ce deuxième volet d’On était des anges est un récit très riche et plein de sensibilité. Il est porté par un dessin à la fois vif et saillant. Pour ceux qui connaissent le dessinateur Terkel Risbjerg, ils reconnaîtront son style. Les traits sont marqués et les couleurs à la fois sombres et lumineuses. La mise en page est classique, mais extrêmement dynamique à l’intérieur de cet espace formel ; les mouvements et la gestuelle des personnages suffisent à exprimer les émotions ou l’intensité des relations qui se jouent. Enfin, les deux auteurs ont une plume bien trempée et offrent aux lecteurs des dialogues justes et souvent drôles.
On était des anges est un beau diptyque à lire en famille, à faire passer entre les mains de plusieurs générations, et qui révèle une joyeuse manière de faire société à travers une belle histoire de vivre-ensemble !
Un récit plein d’énergie !
152 pages – 23 €
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Galerie photos
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