Critique

CINÉMA

Au-delà - la critique

Paranormal mou

Le 1er décembre 2013

Clint Eastwood donne dans le surnaturel mou. Essai raté.

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Le choix du rédacteur

  • Norman06 20 janvier 2011
    Au-delà - la critique

    Un début époustouflant et de belles scènes intimistes où l’on retrouve la griffe de Clint. Mais l’insignifiance de Cécile de France (et de son personnage) et une bouillie ésotérique atténuent la force d’un récit qui aurait mieux convenu à Iñárritu ou Haneke. Un Eastwood mineur mais un Eastwood tout de même, qui ne mérite ni les excès de louanges de la politique des auteurs ni la condescendance similaire à celle dont fut victime un Ford en fin de carrière.

  • Frédéric de Vençay 12 février 2011
    Au-delà - la critique

    Une moitié réussie, une autre moitié complètement ratée : le nouveau Eastwood est bicéphale, inégal et très décrié. Après un "Invictus" plaisant mais mineur, le vieux maître devient la proie d’une presse française déchaînée : "une statue vacille", comme dirait (bêtement) le personnage joué par Cécile de France. Cependant, même si TOUTE la partie parisienne d’"Au-delà" est à jeter, même si le dénouement du film est affreux, même si Eastwood se plante dans sa représentation de l’après-vie (des flash nauséeux tout droit sortis de "Lovely Bones"), il lui reste un savoir-faire naturel classique, capable d’insuffler une beauté et une mélancolie extrêmement poignante dans les scènes les plus simples (la partie anglaise, la partie Matt Damon). Gardons confiance pour son prochain opus, biopic sur J. Edgar Hoover starring DiCaprio.

  • delphine dron 26 mars 2011
    Au-delà - la critique

    Clint Easwood nous invite à un voyage métaphysique, en suivant le parcours de trois personnages.Ceux -ci sont confrontés directement ou indirectement à l’expérience de la mort.Ainsi, le premier personage est Marie, française, la trentaine, présentatrice star de la télévision,survivante d’une catastrophe naturelle.Cette expérience va changer sa vie totalement.Le deuxième personnage, George, américain, la trentaine, rentre en contact avec des personnes décédés, ce qui détruit sa vie.Le troisiéme personnage est Marcus, un enfant anglais, qui perd dans un accident brutal son jumeau, ce qui le méne vers une quête desespérée.
    Le théme de la mort est exploré par le biais de ces trois protagonistes.La mort concerne tout être humain,quelque soit son âge, son sexe, sa nationalité.Voici la pierre angulaire du film...Le réalisateur nous démontre que notre civilisation a fait de la mort une totale abstration, comme si nos vies étaient éternelles.Le livre que Marie a écrit sur cette expérience, a beaucoup de mal à trouver un éditeur.On préfére lui financer une biographie sulfureuse sur François Mitterand.Le fait d’évoquer ce personnage politique n’est pas anodin, et hors contexte.Cette séquence vise à montrer que la société contemporaine préfére se concentrer sur des questions d’ordre polémiques, sociales, et politiques ; plutôt que de se poser des questions d’ordre pratique, sur une ralité commune à tous, à savoir:la mort.
    L’analyse de Clint Easwood n’est pas larmoyante.Elle n’est pas empreint de religion ni d’un quelconque mysticisme. C’est une réflexion sereine et optimiste d’un homme d’âge mûr, qui semble nous murmurer, comme un conseil éclairé ;"Carpediem".

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