Le 17 janvier 2026
Presque dix ans après, Francis Ford Coppola réalise le contrepoint de son chef d’œuvre foisonnant Apocalypse Now : la guerre du Vietnam est ici vue de l’arrière dans un contexte sobre et mélancolique.
- Réalisateur : Francis Ford Coppola
- Acteurs : Elias Koteas, Anjelica Huston, Laurence Fishburne, James Caan, James Earl Jones, Mary Stuart Masterson, Dean Stockwell, Sam Bottoms, Lonette McKee, D.B. Sweeney, Dick Anthony Williams
- Genre : Drame, Romance, Film de guerre
- Nationalité : Américain
- Distributeur : Columbia France
- Durée : 1h51mn
- Titre original : Gardens of Stone
- Date de sortie : 6 janvier 1988
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Résumé : 1968, Arlington. Le sergent Clell Hazard (James Caan) et son ami le sergent-major Goody Nelson (James Earl Jones), vétérans de plusieurs guerres, font désormais partie d’un bataillon de parade qui accompagne les cérémonies officielles au cimetière militaire.
Critique : Malgré leur patriotisme, les deux sous-officiers sont hostiles à la manière dont se déroule la guerre au Vietnam. À l’arrivée de Jackie Willow (D.B. Sweeney), une jeune recrue, fils d’un ami de Hazard à la retraite, les certitudes des vétérans vont vaciller.
Après le rêve et la nostalgie de Peggy Sue s’est mariée (Peggy Sue Get Married 1986), Francis Ford Coppola réalise ce film de guerre intimiste qui se présente comme un contrepoint à Apocalypse Now tourné près de dix ans plus tôt. Autant ce dernier jouait du bruit et de la fureur avec démesure, autant Jardins de pierre, se présente comme un récit sobre, nostalgique, réfléchi, mais également désabusé. La plupart des soldats de l’unité, pourtant majoritairement dubitatifs sur l’intervention américaine en Asie, se sentent inutiles à parader avec des uniformes impeccables et des gants blancs. Les doutes de Hazard vont aussi s’accroître quand il va rencontrer Samantha (Anjelica Huston), journaliste et militante contre la guerre du Vietnam.
Si les traditions, voire les curieux et un peu ridicules codes cultivés par les militaires, sont moqués, le récit feutré est parcouru par la notion de deuil, raison d’être d’Arlington, et rend un bel hommage aux disparus.
James Caan, un fidèle du cinéaste, bien entouré, fait preuve d’une douceur inhabituelle chez ce dur de Hollywood.

- Copyright TriStar Pictures/Zoetrope Studios/ML Delphi Premier Productions
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