Critique

CINÉMA

Inglourious basterds - la critique

Historic fiction

Le 8 octobre 2014

Pour la première fois, le cinéaste ancre son sujet dans un contexte historique (la Seconde Guerre mondiale) qu’il dynamite pour l’incruster à son propre univers. Tarantino for ever.

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  • Tristan 31 mai 2009
    Inglourious basterds - la critique

    Une bonne critique, un peu plus réfléchie que d’autres depuis la projection de Cannes...surtout, une critique SANS SPOILER !

    Je porte simplement à votre attention que le U dans IngloUrious n’est pas une faute de frappe (au même titre que le E de bastErds). La polémique sur le titre (Inglorious bastards-Inglourious Basterds) a bien eu lieu il y a presque un an ; Tarantino s’est plus ou moins expliqué sur le sujet. Après tout, puisqu’il s’arrange avec l’histoire, il a bien le droit de maltraiter un peu l’orthographe...

  • Avatar 20 août 2009
    Inglourious basterds - la critique

    Très bon Tarantino en effet, cette espèce d’iconolâtre cynique et farceur, décalé et maboul de ciné, reconnaissable entre tous au fumet particulier qui se dégage d’emblée de l’image. Une impression s’installe, quelque chose, un je-ne-sais-quoi exhale ou vibre au travers de l’écran : en cinq minutes et quelques répliques et plans a priori anodins - il suffit que l’épouse du paysan lève le drap sur l’étendage pour découvrir des motos - on sait que le film est bon - ou va l’être. On y trouve ensuite un hommage à la minute ou presque aux genres afférents, films de guerre, de braquage, spaghetti... Et malgré la déférence tarantinesque à l’endroit de ses illustres prédecesseurs, il n’y a pas plus anti académique, plus anti conformiste que cet artiste là...
    Brad Pitt, en plus d’être excellent avec sa moustache, sa gomina, sa voix d’ORTF, son cuir aviateur et son jeu des 40’s surjoué est hilarant.
    Tous les acteurs sont excellents d’ailleurs. Tarantino se fout des conventions, des règles, il bouscule tout, brouille les genre, réaménage la fiction à sa sauce avec, pourtant, un sens hors pair du récit et de la forme, cela malgré quelques remplissages. Un malaise cependant émane de ce brouillage généralisé des codes, vite dissipé car le projet ne souffre au fond aucune ambiguité : la liberté de ton prise avec toute véracité historique ou souci documentaire. Hiltler chez Tarantino ? comme le faisait remarquer la plume de Libération, ce type a-t-il été inventé par Chaplin, ou a-t-il vraiment existé ? On est de plain-pied dans la culture de l’écran, celle des jeunes, des quadras et quinquas élevés à la VHS, à la télé, ignorant sciemment le monde tel qu’il fut. Mais bon, c’est la vie.
    Je n’appréhendais pas spécialement que Tarantino aborde ce genre. Je n’y pensais pas. Dialogues et scènes "cultes", pourquoi pas, le trivial pursuit avec le nazi, les faux italiens...

  • Avatar 20 août 2009
    Inglourious basterds - la critique

    zut, je voulais modifier mon avis, j’ai pas pu... Voilà : "comme le faisait remarquer la plume de Libération, P. Azoury : Hitler a-t-il été inventé par Chaplin dans le Dictateur, a-t-il vraiment existé ? On ici est de plain-pied dans la culture de l’écran, celle des jeunes, des quadras et quinquas élevés à la VHS, à la télé, et ignorant (sciemment) le monde tel qu’il fut."

  • Camille Lugan 22 août 2009
    Inglourious basterds - la critique

    Il y a indéniablement du bon et du divertissant (entre autres) dans cette collection de salopards, mais à la longue, il est un peu fatiguant de voir Tarantino explorer jusqu’à l’épuisement son mode de déclinaison favori, à savoir le recyclage parfois boursouflé de toutes les influences qu’il a pu recueillir dans les creux de son estomac cinéphilique... Jusqu’à menace bien réelle d’indigestion du spectateur.

  • ’Boo’Radley 21 mars 2010
    Inglourious basterds - la critique

    Le Tarantino nouveau est arrivé. C’est une joviale falsification de la tragédie de 1940, d’une verve débordante, d’une exubérance parfois géniale, truffée de séquences d’anthologie et de clins d’oeil à l’Histoire (du cinéma). Son Yalta à lui, le cinéaste l’organise sous le haut patronage de Lubitsch, Hitchcock, Leone : étonnante digestion ! L’interprétation de ce film glorieux est remarquable (création inoubliable de l’autrichien Christoph Waltz en colonel SS polyglotte).

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