Critique

CINÉMA

127 heures - la critique

Le prix de l’exploit taillé dans le roc

Le 4 juin 2014

Après le décevant Slumdog millionaire, Danny Boyle revient en toute grande forme par le biais de ce récit épique et haletant porté à bout de bras par la performance unique de James Franco. Emotion et frissons garantis.

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  • Norman06 23 février 2011
    127 heures - la critique

    Ce produit confirme que Danny Boyle est un habile faiseur, à défaut d’être un auteur. Recyclant un zeste de Seul au monde, une poignée de Into the wild, un air de Gerry et des faux airs de Délivrance, le cinéaste livre un habile suspense, faussement filmé en hui-clos : comme on s’adresse au public de multiplexe plus qu’à celui des Straub, le plan séquence et la prise unique seront honnis au profit de flash back sentimentaux et surtout de prises de vue aériennes, comme dans Sur un arbre perché avec Louis de Funès. James Franco en fait des tonnes autant pour délivrer son personnage que pour supplier l’Oscar, qui lui échappera au profit de Colin Firth... Cet agréable divertissement qui a la politesse ne de ne pas excéder 90 mn nous rappelle aussi au dénouement qu’il faut toujours donner une adresse avant de partir en week-end. De quoi diminuer les statistiques du nombre de fugues...

  • Frédéric de Vençay 31 mars 2011
    127 heures - la critique

    Après les excellents "Sunshine" et "28 jours plus tard", films brillants et profondément métaphysiques, Boyle est hélas revenu à ses premières amours régressives et survoltées, sans doute encouragé par le succès ahurissant de sa soupe bollywoodienne indigeste (le tristement multi-oscarisé "Slumdog millionaire"). Ses tics clippesques, souvent très inventifs, s’avèrent moins indécents pour traiter l’histoire "larger than life" d’Aron Ralston que la misère des bas-fonds indiens. A part ça ? A part ça l’énergie de "127 heures" est communicative mais tourne un peu à vide, avant de s’emplâtrer dans un final ultra-mièvre, noyé dans des considérations américano-américaines nauséeuses (qu’est-ce que c’est bien la famille, ça vous change un homme). Bonne compo de James Franco.

  • Frédéric Mignard 10 avril 2011
    127 heures - la critique

    Sujet casse-gueule, un peu inintéressant au premier abord, mais tiré vers le haut par la réalisation stylée de Danny Boyle. Il transforme en clip dantesque cet exercice de survie douloureux. Au final, on s’y amuse autant qu’on souffre. Et surtout en prend plein les yeux. Par contre, désolé, niveau psychologie, rien de consistant à en tirer.

  • Jujulcactus 30 juillet 2011
    127 heures - la critique

    Difficile de ne pas faire le parallèle avec le récent « Buried », les deux films se centrant tout deux sur des hommes bloqués et isolés en tête à tête avec la mort ... Pourtant les ressemblances s’arrêtent là, « 127 heures » ne dure (heureusement) pas 127 heures, l’évenement étant condensé en une heure environ, la réalisation, le jeu d’acteur, la musique, tout diffère : « Buried » constitue l’extrème du concept. Le nouveau film de Dany Boyle est avant tout marqué par une réalisation extrèmement nerveuse, une caméra qui ne tient pas en place au point de se diviser souvent en trois, la BO enchaîne les gros sons (même si la belle voix de Dido viens calmer tout ça à un moment donné), les couleurs flashies sautent aux yeux... C’est très très dynamique voire tape à l’oeil ! Si cette mise en scène ne manque pas d’idées, on peut se demander si elle est vraiment nécessaire voire adaptée à un tel sujet... Le sujet, c’est l’histoire vraie de Aron Ralston qui chute dans un ravin en plein milieu des canyons de l’Utah et qui se retrouve le bras coincé sous un gros rocher. Et c’est James Franco qui se charge d’interpréter ce jeune homme intrépide qui n’a pas conscience du danger, un peu frimeur, ... Il livre ici une performance correcte, mais peut-être pas suffisante pour qu’un film entier repose sur ses épaules ... Certainement un peu bouffé par l’omniprésence de la patte du réalisateur, il ne délivre pas d’émotions, et l’on reste spectateur là où on aurait pu (du ?) entrer en totale empathie. Quand le guide de ces paysages magnifiques se met à halluciner ou à parler à sa caméra ça donne de jolies choses ... Mais l’intensité annoncée s’envole assez vite, on passe un bon moment, intéressant mais on ne vit pas assez cet évenement tragique, en tout cas pour ma part. Un peu trop artificiel.

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