Le 31 janvier 2026
- Scénariste : Vincent Kings>
- Dessinateur : Hélène Lespagnard
- Genre : Fantastique, Amitié, Humour, Sciences, Monstre
- Editeur : Sarbacane
- Famille : Roman graphique, Album Jeunesse
- Date de sortie : 7 janvier 2026
Une revisite tendre, colorée et à hauteur d’enfant d’un grand classique de la littérature fantastique !
Résumé : Dans un grand manoir isolé, Victor Frankenstein vit avec son père, une gouvernante et Élisabeth, la fille de cette dernière. Depuis la mort récente de sa mère, le jeune garçon est profondément bouleversé et se questionne sur l’essence de la vie. À l’approche des vacances, l’école reçoit la visite du directeur d’une prestigieuse académie scientifique que Victor admire. Ce monsieur, Henry Clerval, annonce un concours scientifique à l’issue duquel le lauréat recevra le privilège d’intégrer l’illustre académie. Déterminé, Victor décide d’y consacrer tout son été. Intriguée par les agissements de son camarade, Élisabeth, journaliste en herbe, le suit discrètement pour percer son secret. Une nuit d’orage, Victor se rend dans son cabanon transformé en laboratoire… Soudain, la foudre s’abat : le bâtiment s’embrase. Témoin de la scène, Élisabeth se précipite pour le sauver et aperçoit une silhouette gigantesque, aux proportions inhumaines, s’échapper dans la forêt. Sous le choc, Victor, terrorisé, parvient juste à glisser à l’oreille d’Élisabeth : « Je crois que j’ai créé un monstre… ». Ainsi débute l’histoire de cette bande dessinée fantastique gothique et pleine de suspense !

- Mon copain Frankenstein – pp.50-51
- Tous droits de reproduction réservés © 2026 / Lespagnard, Kings, Sarbacane.
Critique : Vincent Kings et Hélène Lespagnard signent cette bande dessinée à quatre mains, le premier au scénario et la seconde au dessin. Ils offrent aux lecteurs et lectrices une histoire truculente, pleine de vie alors que l’ombre de la mort y plane tout du long. Jeune scénariste et dessinatrice, ils se sont saisi du mythe de Frankenstein pour le réinventer avec finesse et sensibilité et livrent un récit accessible à partir de 8 ans et capable de toucher également les adultes !
C’est beau, tendre, grave, joyeux, loufoque… Les pages se succèdent au rythme d’un scénario trépidant mêlant mystère et amitié. Le décor nous indique que l’histoire se déroule au XVIIIe siècle, à une période où l’électricité demeure encore une force mystérieuse non maîtrisée par les humains. Victor est un féru de science, Élisabeth, une curieuse invétérée qui tient la gazette de l’école. Ensemble, ils parviennent à approcher Henry Clerval. Cet homme, inventeur renommé et imbu de lui-même, se laisse séduire par l’enthousiasme du jeune garçon : il lui accorde un laissez-passer pour la réserve de la bibliothèque et l’encourage à approfondir ses recherches. Victor s’y rend alors sans tarder et découvre des livres sur l’énergie électrique. Après s’être rassasié de lecture, il commence à expérimenter jusqu’à ce que la foudre tombe sur son cabanon laboratoire et que de son invention donne vie à un monstre. Le jeune garçon déprimé s’enferme dans sa chambre.
Élisabeth, ayant vu « le monstre » s’échapper, part à sa recherche. Elle découvre bientôt une créature apeurée et décide de prendre soin d’elle et à établir un lien. Entre la jeune fille et la créature qu’elle nomme Percy, une complicité s’installe. Pendant ce temps, Victor a repris à ses expériences morbides. La tension monte entre lui et Élisabeth : chacun dissimule ses activités. Percy, devenu de plus en plus intelligent, comprend comment il est venu au monde et commence à nourrir de la rancœur envers son créateur…. Ni la mère d’Élisabeth ni le père de Victor perçoivent la cause réelle de la rivalité qui oppose leurs enfants. Mais Victor est le fils du maître et Élisabeth la fille de la domestique, sa mère la somme de rester à sa place. Le concours se rapproche… Et ils sont loin d’imaginer ce qui les attend. La bande dessinée nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.
Comme les personnages, le lecteur traverse une palette d’émotions : rire, peur, tristesse, colère, angoisse. L’histoire est totalement captivante. Derrière la trame fantastique, se déploie une réflexion plus philosophique sur la mort, la jalousie, l’altérité, l’apprentissage, les inégalités sociales. L’histoire parvient à mêler fiction et questionnement avec beaucoup d’humour et de tendresse.

- Mon copain Frankenstein – pp. 8-9
- Tous droits de reproduction réservés © 2026 / Lespagnard, Kings, Sarbacane.
L’ensemble est enjoué. Hélène Lespagnard propose un dessin très expressif, aux formes simples et tranchées. La mise en page classique en gaufrier facilite la lecture pour les plus jeunes. Chaque case est soigneusement travaillée, alternant gros plans et plans larges. La palette de couleurs est particulièrement réussie : le violet domine et contraste merveilleusement bien avec le vert de la peau de Percy… Ce n’est d’ailleurs pas nous qui le disons, mais un couturier présent dans l’histoire ! Car, au-delà du trio principal, le récit s’enrichit de nombreux personnages secondaires, tous aussi pittoresques les uns que les autres.

- Mon copain Frankenstein – pp. 82-83
- Tous droits de reproduction réservés © 2026 / Lespagnard, Kings, Sarbacane.
- Aimer un monstre est-ce possible ? Cette histoire nous montre que oui !
Ne passez pas à côté de ce bel album édité par Sarbacane. La maison a une fois de plus soigné la couverture de l’album par une impression de vert dorée et des enluminures naïvement gothiques, impossible de la manquer chez votre libraire préféré·e.
144 pages – 17,9 €
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