Le 31 janvier 2026
- Scénariste : Norm Konyu>
- Dessinateur : Norm Konyu
- Genre : Fantastique, Deuil, Mystère
- Editeur : Glénat
- Famille : Roman graphique
- Date de sortie : 21 janvier 2026
Après Downlands, Norm Konyu livre un excellent récit fantastique à la fois drôle, sensible et envoûtant.
Résumé : Après 12 ans d’absence, le jeune Lucas Jones réapparaît en chair et en os à Medford, sa ville d’origine, en se présentant à la porte du domicile de son oncle et de sa tante. Ce retour pour le moins inattendu intrigue la communauté : où l’enfant était-il passé ? Où est son père, qui a disparu en même temps que lui ? Et surtout : pourquoi n’a-t-il pas grandi dans cet intervalle ? En effet, a exactement les mêmes habits et le même âge qu’il y a 12 ans…
Critique : Issu de l’animation, Norm Konyu possède une patte graphique très reconnaissable, avec ses visages géométriques et ses couleurs passées qui véhiculent les émotions et la poésie de ses récits. Ce talent graphique est mis au service d’histoires qui convoquent le registre du fantastique. Après le remarqué Downlands (Glénat, 2025) – fresque surnaturelle centrée sur un village et ses croyances –, Norm Konyu s’empare habilement de la question du deuil avec The Junction, en mettant en scène le retour de Lucas Jones, cet enfant disparu 12 ans auparavant en même temps que son père. Ce retour pour le moins inattendu entraîne une enquête menée par les autorités locales, qui interrogent ce garçon qui n’a pas grandi en une décennie. Dès lors, le récit alterne entre le présent de l’enquête et les souvenirs couchés sur papier de Lucas Jones, qui permettent d’éclairer notre lanterne et de progressivement lever le voile de ce mystère.

- © Norm Konyu / Glénat pour l’édition française
The Junction vaut en premier lieu pour ses ambiances et l’atmosphère à la fois étrange et drôle que construit Norm Konyu. Ce dernier propose un découpage varié qui témoigne d’un sens aiguisé de la mise en scène. On est absorbé dans ce monde qui nous rappelle celui construit par David Lynch dans Twin Peaks, même si The Junction n’est pas construit autour d’un meurtre.

- © Norm Konyu / Glénat pour l’édition française
Immersif grâce son ambiance graphique et sa narration soignée, The Junction pose à travers le retour de Lucas Jones la question de la gestion du deuil. Une belle réussite.
176 pages – 22 €
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Galerie photos
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