Le 22 juin 2026
- Scénariste : Christophe Cazenove>
- Dessinateur : Bloz
- Coloriste : Mikl
- Genre : Humour
- Editeur : BAMBOO
- Famille : BD Franco-belge
- Date de sortie : 27 mai 2026
- Durée : 7
Christophe Cazenove écrit les gags de ce nouveau tome et Bloz dessine l’équipe et tous ces animaux qui foisonnent dans le zoo et les pages de la BD. Les couleurs sont assurées par Mikl.
Résumé : Ce nouvel album du {Zoo des animaux disparus} débute avec un visiteur qui ne trouve pas les taxons, ces drôles d’animaux, indiqués sur le site du zoo. Bengali, une des employées, lui explique que le taxon n’est pas un animal, mais un terme de classification. La réponse du visiteur la désarçonne...
Critique : On retourne avec intérêt dans ce zoo imaginaire des animaux perdus. Christophe Cazenove, avec cette BD, s’offre un immense terrain de jeux et de partage de connaissances. Ce zoo, en effet, regroupe tous les animaux en voie d’extinction, parfois disparus, parfois retrouvés et cet énorme espace crée toutes les conditions optimales pour leur bien-être : montagne, jungles, mangroves, plaines... D’ailleurs, Christophe Cazenove en joue même dans certains gags. Ce zoo est tenu par une petite équipe, dont nous retrouvons régulièrement les mêmes membres, visages familiers que l’on prend plaisir à retrouver.
L’humour vient des échanges avec les visiteurs, ou alors de la gestion du zoo et des particularités de certains de ses occupants. À côté de l’humour, la BD nous apprend des choses sur ces espèces menacées, voire très menacées. Là aussi, Christophe Cazenove utilise deux méthodes, placer les informations sur l’animal dans le gag, voire s’en servir pour en faire un gag, ou utiliser la dernière case de la planche pour avoir un encart court et explicatif.
Ce zoo, qui relève presque de la magie, est ressenti comme normal autant par ses employés que par ses visiteurs. Contrairement à d’autres BD, Christophe Cazenove a fait le choix de ne pas faire parler les animaux. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas expressifs, et on comprend très bien leur crainte, leur colère, ou d’autres messages qu’ils cherchent à faire passer. Ils n’en sont pas moins attachants et cela est aussi dû au dessin de Bloz.
© Christophe Cazenove, Bloz / Bambou
Bloz nous offre une belle galerie d’animaux. Ils sont dessinés de manière semi-réaliste et on perçoit vite le soin apporté à la fidélité du dessin aux caractéristiques physiques de chaque animal, mais leurs yeux les rendent si humains et parfois, ce petit sourire qui se dessine n’est certes pas réaliste, mais il retient notre attention et nous fait sourire. Et si les animaux sont réussis, il en est de même de l’équipe, toujours motivée pour la protection des animaux et (presque) toujours de bonne humeur. Certains moments touchants, comme les naissances, mêlent humour et tendresse.
Bloz parvient à nous projeter dans ce zoo et à nous donner envie, au fil de ces gags en une ou deux planches, d’aller visiter cet endroit étonnant.
Les couleurs de Mikl jouent sur des aplats, mais aussi différentes couches de couleurs, par exemple, vert clair et vert foncé pour marquer le volume des buissons entourant les équipes au travail. Les ombres sont marquées par des hachures noires au sol, et aussi par une petite nappe de couleur plus foncée.
La BD propose un cahier pédagogique final de six pages sur les actions menées par les zoos et les aquariums. Outre de belles photos d’animaux, on peut y découvrir le cadre mondial de la biodiversité qui définit les actions à mener pour la protection des animaux et des écosystèmes.
Le zoo des animaux disparus T.7 est une belle occasion d’en apprendre plus sur les espèces menacées, mais aussi de comprendre les enjeux mondiaux et les moyens nécessaires pour la protection de la faune et de son espace de vie.
48 pages – 11,90 €
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Galerie photos
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