Un festival de haute tenue, au cœur de la cité
Le 9 février 2026
Pour sa quatrième édition, du 13 au 22 février 2026, le Festival Regards Satellites – héritier des Journées cinématographiques dionysiennes – célèbrera celles et ceux qui visibilisent et transmettent, qu’il s’agisse de réalités sociales, d’existences marginalisées, de luttes, de territoires et populations colonisées, de langues peu usitées, ou de métiers dits « de l’ombre ».
News : Avec comme vaillantes bannières « Écrans libres et constellation militante », le Festival Regards Satellites proposera une compétition de longs métrages internationaux, des avant-premières, des invitations à des cinéastes et professionnels du cinéma au regard insoumis, des rétrospectives, séances spéciales, tables rondes, programmes de courts métrages et de nombreux échanges.
Un festival engagé au cœur de la cité
Né d’une nécessité de réinvention et d’un désir d’exploration, le Festival s’affirme comme un espace de résistance, redécouverte et mise en partage. Héritier des Journées cinématographiques dionysiennes, il prolonge au cinéma L’Écran une histoire profondément ancrée à Saint-Denis : celle d’un cinéma engagé, attentif aux enjeux politiques, sociaux et esthétiques de son époque.
Chaque année, le Festival se déploie également dans d’autres cinémas de Paris et de la banlieue, qui rejoignent la programmation au fil des éditions, tissant un réseau de salles complices et engagées. Cette circulation des films et des idées est au cœur du projet : faire dialoguer les territoires, publics et regards.
Regards Satellites ne se contente pas de défendre une certaine idée du cinéma : il explore des territoires encore peu visibles, où la représentation devient un enjeu politique autant qu’esthétique. Le Festival met en lumière celles et ceux qui œuvrent à visibiliser et transmettre des réalités sociales, des existences marginalisées, des luttes contemporaines et passées, des territoires et populations colonisées, des langues peu usitées, ainsi que des métiers dits « de l’ombre » du cinéma.
Une programmation engagée dans le monde d’aujourd’hui
Aux côtés de la compétition internationale dédiée aux premiers et seconds films, Regards Satellites propose d’explorer les œuvres saillantes de la filmographie de ses invités, comme de leur donner « Écran libre », une carte blanche qui fasse émerger une programmation collective, où circulent différents regards et se créent des correspondances inédites.
En regard des rétrospectives de cinéastes qui ont marqué le septième art par leurs œuvres à la marge, se posera la question des manières de « faire cinéma indépendant aujourd’hui ». Quelles solutions s’inventent pour créer hors du sérail ? Comment organiser le travail collectif dans la création d’un film ? Quels leviers pour faire exister des réalités plus diverses sur les tournages et à l’écran ?
Pedro Pinho
Regards Satellites invite Pedro Pinho, cinéaste et producteur portugais dont le geste articule politique, travail au sein de collectifs d’artistes et expérimentations formelles. Il présentera ses films en tant que réalisateur mais aussi son travail de producteur au sein du collectif Terratreme, qui soutient de nombreuses œuvres majeures du nouveau cinéma portugais. Événement exceptionnel : le Festival montrera pour la première fois en France la version longue de son dernier film, Le rire et le couteau.
Amandine Gay & House of Revlon
Cinéaste, autrice et chercheuse, Amandine Gay est une figure majeure des pensées afroféministes francophones, notamment connue pour les documentaires Ouvrir la voix (2017) et Une histoire à soi (2021). Son dernier livre, Vivre, libre - Exister au cœur de la suprématie blanche (aux éditions La Découverte) est paru en octobre.
La House of Revlon est l’une des maisons emblématiques de la scène ballroom européenne, mêlant performance, expression queer et héritages culturels noirs et latinx.
Amandine Gay et la House of Revlon (France) accompagneront une séance exceptionnelle où sera diffusée l’intégrale de Ballroom, vivre pour exister, série immersive qui offre une plongée au cœur de la communauté LGBTQIA+ et racisée du Grand Paris, réunie autour de la culture ballroom.
Pierre Mazoyer
Directrice de la photographie et étalonneuse à l’univers visuel vaporeux, comme saisi de mélancolie, en communication extrêmement émouvante à nos mondes intérieurs, elle accompagne le travail d’une génération de jeunes réalisatrices prometteuses, comme Laura Thomassaint (S’il-vous-plaît arrêtez tous de disparaître), Anaïs Tellenne (L’homme d’argile), Marine Atlan (La Gradiva) ou Juliette Marrécau (Mes racines d’amour, Chère Marcelle). Au sein de cette constellation, Pierre Mazoyer défend la visibilisation des techniciennes et un mode de fabrication de films plus collectif et respectueux de l’environnement. Elle accompagnera deux séances : un programme de courts métrages issus de sa filmographie et un film de son choix dans le cadre d’un « Écran libre », et proposera une plongée dans ses deux métiers au gré d’une masterclass.
Laura Mulvey
Laura Mulvey est cinéaste, théoricienne du cinéma et figure majeure du féminisme international. Autrice de l’essai fondateur Visual Pleasure and Narrative Cinema (1975), elle a profondément renouvelé l’analyse du regard, du désir et des représentations dans le cinéma moderne. En collaboration avec Peter Wollen, elle a réalisé plusieurs films expérimentaux essentiels, dont Riddles of the Sphinx (1977) et Penthesilea (1974) qui explorent les formes narratives, la mémoire, le montage et les enjeux politiques des images. Laura Mulvey sera présente à L’Écran pour présenter plusieurs titres de sa filmographie.
Hommage à Peter Watkins
Disparu à l’automne 2025, Peter Watkins demeure l’un des cinéastes les plus incisifs du XXᵉ siècle. Son œuvre radicale, de Culloden et The War Game à Punishment Park et La Commune (Paris 1971), interroge avec une force unique la fabrication des récits officiels, le rôle des médias et les mécanismes de pouvoir. Par ses dispositifs hybrides mêlant fiction, documentaire et participation citoyenne, il a profondément marqué l’histoire du cinéma politique. Cette rétrospective rend hommage à un artiste dont la pensée critique, l’audace formelle et l’exigence démocratique restent d’une actualité brûlante.
Un focus sur le cinéma documentaire contemporain
Le Festival propose aussi un cycle « Nouveaux regards documentaires ».BComment, au gré des questionnements sociopolitiques contemporains, le cinéma documentaire s’extrait-il progressivement de la captation, du montage, de la monstration et tout bonnement de l’utilisation des corps dominés, racisés et/ou colonisés à des fins esthétiques et commerciales ? Pour tenter d’abolir un rapport sclérosé entre « corps filmant et corps filmés », comme le décrirait la chercheuse Ariane Papillon, invitée du festival, plusieurs initiatives se développent. Ce cycle de 10 séances – émaillé de programmes de courts métrages, de longs à la fabrication collective, de films en avant-première, d’un accompagnement par différentes associations au fonctionnement non pyramidal et d’une table ronde – sera l’occasion d’une réflexion collective, sans injonction à la pureté militante mais avec à cœur la célébration de nouveaux schémas de création plus éthiques et inclusifs. En présenc de la chercheuse Ariane Papillon, d’un grand nombre d’invités et d’associations militantes.
OUVERTURE DU FESTIVAL REGARDS SATELLITES
VENDREDI 13/02 - 19H00
Le Festival s’ouvrira par un moment de rencontre et de partage à la mairie de Saint-Denis, avec un cocktail d’ouverture offert à l’ensemble du public — inclus dans le billet de la séance. Un temps convivial pour célébrer ensemble le lancement du festival avant de rejoindre la salle de cinéma.
AVANT-PREMIÈRE - 20H30 (Salle 1) et 20H40 (Salle 2)
ÉCRIRE LA VIE : Annie Ernaux racontée par des lycéennes et des lycéens
de Claire Simon
Figure majeure du féminisme contemporain et première Française lauréate du prix Nobel de littérature, Annie Ernaux occupe une place centrale dans l’imaginaire littéraire et politique d’aujourd’hui. Plutôt que de livrer un portrait classique, Claire Simon choisit un dispositif original : donner la parole à celles et ceux qui découvrent, étudient et s’approprient son œuvre aujourd’hui — des lycéennes, des lycéens et leurs enseignant·es.
À travers leurs échanges, le film interroge la transmission, la réception et la puissance émancipatrice d’une œuvre qui mêle l’intime au collectif, l’expérience personnelle à l’histoire sociale. Un film d’une grande justesse, qui fait dialoguer générations, littérature et cinéma, et ouvre le festival sous le signe de la pensée, de la parole et du partage.
En partenariat avec Survivance Distribution.
Cinéma L’Écran | Place du Caquet, 93200 Saint-Denis | T. 01 88 40 47 43
Galerie photos
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